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Qui n’a jamais eu envie de plaquer son boulot pour repartir de zéro ? De nos jours, les gens ne font plus toute leur carrière dans la même entreprise. Il est ainsi courant de changer de métier au cours de son parcours professionnel. Avec la multiplication des burn-out, les reconversions professionnelles se démocratisent et deviennent virales. Quel que soit son cursus, il est toujours possible de découvrir de nouvelles activités dans de nouveaux domaines. C’est dans une recherche perpétuelle d’épanouissement au travail qu’un salarié sur six entame un processus de reconversion professionnelle (Insee, 2017). Tu as toujours voulu que ton job soit une source de plaisir et non juste « alimentaire » ? Tu aimerais trouver ta vocation mais tu n’oses pas sauter le pas ? Voici le manuel qui sera ta boussole pour te guider sur la carte du marché du travail.

1) Apprendre à se connaître

Cela peut paraître désuet, mais ce n’est pas une étape à négliger. Une reconversion professionnelle doit être réfléchie, construite, mûrie et décidée en fonction de tes envies et tes besoins. Pour une bonne réorientation, tu dois identifier les vraies raisons qui te font entreprendre ce virage à 180 degrés. L’ambiance de travail est-elle malsaine ? Comment dissiper ton ennui au quotidien ? Tes tâches correspondent-elles à tes valeurs ? Penses-tu te sentir plus utile ailleurs ? Voici le genre de questions qui t’aideront à démarrer ton introspection. Si tu as besoin d’un regard extérieur, les proches et les témoignages trouvés sur le net peuvent être de précieux alliés dans cette démarche.

2) Se diriger vers la bonne voie professionnelle

« Se reconvertir, c’est bien beau, mais dans quoi » ? Voilà la question à un million de dollars (en euros ça marche aussi). Il faut puiser dans tes passions et voir s’il n’existe pas une branche d’activité qui pourrait correspondre à ton profil. Ton caractère et tes attentes seront le fer de lance de tes recherches. Si tu es un sportif dans l’âme, mais que ton métier t’oblige à rester assis, derrière un bureau à traiter des dossiers administratifs, alors il ne te reste plus qu’à enfiler tes tennis pour une nouvelle carrière professionnelle. Mais, ce n’est pas toujours aussi évident. Si tu n’as pas d’idées et que le doute t’habite toujours, reviens au point précédent, et regarde quel domaine te correspond le mieux. Comme l’a dit Confucius :

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

3) Choisir le moment idéal pour se reconvertir

On connaît tous des collègues ou des amis, aigris par leur travail, qui ont perdu toute joie de vivre. Tu ne veux pas suivre cet exemple. Tu ne veux pas que ton âge, tes problèmes financiers, le rythme effréné du quotidien viennent faire obstacle à ton projet de nouvelle vie. Même s’il est difficile de définir un âge idéal, il suffit parfois d’un bon timing pour éviter de faire machine arrière. Il faut garder à l’esprit qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie. Exit les pensées négatives qui te mettent des bâtons dans les roues. Pour les reconversions professionnelles des adultes de 30 ans ou 40 ans, voire même après 50 ans, il vaut mieux tard que jamais.

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4) Exploiter les dispositifs en place pour changer de métier

Tu as déjà pensé à poser ta démission pour quitter ton travail, en pensant que seul Pôle Emploi t’apportera les aides nécessaires ? Détrompe-toi ! Choisir une formation professionnelle sans se précipiter et sans chambouler ton équilibre financier et familiale est possible. L’étendue de ces mécanismes est si variée qu’il serait dommage de s’en priver. Ces filets de sécurité permettent d’entamer les démarches de façon plus sereine, tout en conservant son CDI.

  • Le bilan de compétences peut être une bonne alternative pour aider à s’orienter. Il permet de faire un point sur ses propres aptitudes et motivations pour élaborer un projet professionnel.
  • Pour une réorientation, l’option de faire appel à un conseiller en évolution professionnelle (CEP) est similaire au bilan de compétences. Néanmoins, ce service gratuit s’appuie davantage sur la recherche d’informations, de financements, etc.
  • Le CIF (Congé Individuel de Formation) permet de mettre sur pause son contrat de travail pendant un an maximum pour suivre une formation. Les modalités de prise en charge sont déterminées en fonction de ladite formation (qualifiante ou certifiante). Ce congé ne peut être refusé par l’employeur, mais seulement repoussé d’une durée de six mois. (à garder précieusement dans un coin de sa tête)
  • Le CPF (Compte Personnel de Formation) est un compteur sur lequel tout salarié cumule des heures de formation. Plafonné à 5 000 euros, il peut représenter une autre option.
  • Dans le cadre d’une création d’entreprise, il est possible de commencer une nouvelle activité en parallèle de son activité principale (sous réserve de non-concurrence d’activité). Pour accorder 100 % de son temps à sa récente entreprise, un congé sabbatique ou un congé pour création d’entreprise peut être réclamé auprès de son employeur.

Le choix de l’indépendance te triture constamment les méninges ? Créer ton entreprise devient même une idée fixe ? Si tu es certain de pouvoir t’épanouir en douceur dans ta propre activité professionnelle et devenir ton propre patron alors tu es fait pour devenir freelance. Cette idée de reconversion séduit de plus en plus les salariés en manque de reconnaissance, mais attention à ne pas te perdre en chemin.

5) Devenir freelance pour sa reconversion professionnelle

Établir un business plan

Tu as suivi à la lettre les points ci-dessus et ton choix s’est porté sur la création d’entreprise ? Tu as décidé de travailler à ton compte ? Parfait ! Quelques conseils additionnels peuvent accompagner tes chances de réussite pour ton nouveau projet de travailleur indépendant.

  • Choisis le statut juridique qui correspond le mieux à ton contexte professionnel. Une large palette est à ta disposition comme le statut d’autoentrepreneur (ou micro-entrepreneur), l’EIRL, l’EURL et la SASU. Chacun disposant de ses propres protections en termes de fiscalité et de couverture sociale.
  • Tu devras gérer efficacement tes finances. Si les mathématiques n’étaient pas ta matière favorite à l’école, il va falloir tout de même faire un effort. Calculer son revenu souhaité et se faire une idée du chiffre d’affaires est primordiale pour obtenir pour une parfaite rentabilité. Si tu peux déjà dire adieu au budget « essence », il reste à connaître le montant de ta rémunération.
  • Cible ta clientèle en fonction du secteur et du type de service ou de produit proposé. Où se trouvent tes clients potentiels ? Offres-tu une réelle valeur ajoutée qui te permet de te positionner sur ce marché en particulier ?
  • Choisir un joli bureau contribue au bien-être général (n’étais-ce pas l’objectif initial ?). Alors, choisis librement l’espace de travail qui te convient. Tu peux être tranquillement à la maison, dans un centre de coworking ou dans un parc au soleil. Après tout, on dit bien : un esprit sain dans un corps sain.

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Lutter contre la crainte du lendemain

Y’a d’la joie 🎶 comme chantait Charles Trenet, mais travailler en freelance, ce n’est pas être à Disneyland (it’s a small small world !). Ce n’est pas rose tous les jours. Il faut parvenir à jongler entre les mois difficiles et la solitude qui entraîne toutes sortes de questions. Mais, le principal ennemi du travailleur indépendant reste le doute. Suis-je vraiment fait pour ça ? Vais-je échouer ? Il faut garder le cap et s’astreindre à l’adoption d’un rythme de travail pour une journée productive. Heureusement, de nombreuses méthodes existent pour optimiser son temps de travail (parfois à rallonge), comme la technique pomodoro par exemple.

Gagner en liberté grâce à ta reconversion

Tu es au bon endroit si tu veux plus de souplesse. Je ne parle pas de faire de la gymnastique mais bien de l’organisation flexible de ton emploi du temps. Tu es libre de gérer toi-même ton calendrier. Tu n’es pas du matin et tu préfères travailler le weekend ? Pas de problème ! D’ailleurs, tu as décidé que tes weekends seraient désormais les lundis et les mardis. Ton enfant est malade et la nounou ne peut pas le prendre ? Pas de problème ! Tu es bloqué dans les embouteillages du matin alors que tu serais bien resté en pyjama ? Bref, tu m’as compris, tu as l’avantage de faire ce que tu veux.

Ta liberté et ton autonomie s’étendent également sur ta grille tarifaire et le choix de tes propres clients. Rien ne t’oblige à travailler avec tel ou tel personne si tu estimes ne pas avoir le temps ou si tu ne partages pas les mêmes valeurs. Au même titre, c’est toi qui fixes le prix de tes services. Il n’y a rien de plus gratifiant que de gagner sa vie grâce à son savoir-faire et ses compétences. Elle n’est pas belle la vie en freelance ?

Avec tous ces conseils en main, tu peux entamer sereinement et méthodiquement ta reconversion professionnelle. Comme tu as pu le deviner, changer de métier du jour au lendemain n’est pas aussi difficile qu’il n’y paraît. Si ta nouvelle carrière est à portée de main, garde à l’esprit que ce qui est compliqué aujourd’hui te semblera dérisoire demain. En tant qu’indépendant, tu peux dire enfin adieu au salariat et laisser ce fardeau derrière toi. Lorsque ta transition professionnelle sera terminée, tu pourras fièrement dire que tu as fait le bon choix et que pour rien au monde, tu ne reviendrais en arrière. Alors, es-tu prêt à te lancer ?

Ce super article n’a pas été écrit par mes soins mais par Anthony, lui aussi rédacteur web. Je te laisse découvrir son profil Linkedin juste ici pour faire plus ample connaissance avec lui !